
Frais 200 CHF par tranche de 60 min (pour max 4 personnes) Superviseur Dr LÊ QUANG Duc
Les vendredis 14h-16h max 4 participants par cours
Frais : 300 CHF public : médecins, psychologues, infirmiers, travailleurs sociaux
Nous utilisons l'indice ANI (analgesic nociception index) et de lâcher prise selon la théorie polyvagale de Porges (argumentaire critique 2026 ici et ici)
L´INCONSCIENT AMENTIAL COMME PORTE D’ENTREE DESCAS COMPLEXES
INTRODUCTION
« Je ne sais plus quoi faire ! » s’entend-on dire régulièrement en supervision lors de présentations de cas complexes : somatisation tenace, passages à l’acte répétés, décompensation délirante subite. En effet, c’est la capacité à penser du thérapeute qui se retrouve figée. Christophe DEJOURS propose une 3è topique, celle du clivage - qui se prolonge jusque dans l’inconscient - complétant les deux topiques freudiennes (ICs-PCs-Cs et Ça-Moi-Surmoi) pour montrer comment ces troubles complexes confrontent les intervenants à l’inconscient amential du malade lorsque le clivage se rompt.
METHODE
La notion de topique du clivage fut introduite dansnotre groupe de supervision psychodynamique (soignants et médecins), il y a 2 ans, face à des cas particulièrement incapacitants pour les supervisés. Schématisée, cette 3è topique insiste 1° sur le clivage qui construit deux corps : un corps érotique façonné depuis l’enfance par le désir (libido) et un corps physiologique(celui de la médecine) et donc deux inconscients : un inconscient refoulé que révèlent lapsus et actes manqués et un inconscient qui ne pense pas car arrêté, suite à un traumatisme, dans son travail de traduction des sensations perçues en signification (FERENCZI) 2° sur les moyens possibles, dans notre groupe, de réduire le clivage en nourrissant le préconscient : par un travail sur le corps (hypnose, enveloppement humide, art-thérapie, massage) et par un travail anamnestique fouillé (narration traumatique).
RESULTATS
Les supervisés ont pu 1° apprendre à contourner le discours qui tourne à vide (opératoire), censure enclavant l’inconscient amential, 2° prendre la mesure de leur impuissance face à la destructivité de cet inconscient proscrit, assimilable à la pulsion de mort, 3° inventer des pratiques (sus-décrites) qui engagent le corps dans un corps-à-corps habité, vécu, désiré et rêvé et 4° réaliser, à leur insu, que chacun de nous est untortionnaire en puissance par retour du mortifère !
CONCLUSION
L’atelier a pour but, à partir des schémas de la topique du clivage, 1° d’apprendre aux participants à raisonner sur 3 cas complexes typiques : douleur somatoforme, agir compulsif borderline, parésie conversive et 2° d’ouvrir la métapsychologie aux pratiques contemporaines du lien et du corps.
FERENCZI. La confusion des langues entre lesadultes et l'enfant. 1932
DEJOURS et coll. Penser le corps. Théoriespsychanalytiques. 2025
THÈME Trouble neurologique fonctionnel TNF
Nous montrons en quoi les cas complexes fonctionnels peuvent être dépliés selon trois plis : l'inconscient, l'émotion et l'impensé depuis le dehors de la pensée chinoise, respectivement REN 仁 (humain), XIN 心 (coeur-esprit) et WU 無 (vide-disponibilité)
Demi-journée de formation continue de la Société Neuchâteloise de Médecine SNM
Ce cycle inaugural du Séminaire Chinois met en percussion technique analytique et propos chinois pour prendre la mesure de leurs répercussions sur l'inconscient. Ou comment, suivant le détour proposé par François JULLIEN du dehors de la langue, déplier l'impensé européen pour rendre plus conscient l’inconscient. Ceci en raison de la particularité de la langue idéographique chinoise qui donne simultanément à entendre et à voir : son parler est graphique. "Tu vois ce que je veux dire ? " va mettre à l’épreuve notre démarche dans le premier entretien d’une relation d’aide.
DATES Les jeudis 09.02, 23.02, 16.03, 30.3 et 06.04 de 16h à 18h
LIEU Hôtel Alpes et Lacs / Neuchâtel (en face de la gare)
FRAIS 200 Fr
Penser la plaie nous rappelle que la parole s'articule depuis la chair. Lorsque le patient nous dit, "je me sens entendu", il faut comprendre "en-tendu, je me sens". Il nous faut donc accorder une place plus tangible à ce corps trop souvent laissé de côté dans notre volonté de guérir les âmes en peine.
Exposé à la demi-journée annuelle de formation du GPN (Groupement des psychiatres du canton de Neuchâtel)